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Les objectifs
Rapport breton-français
L'école

Pourquoi " l'exclusion du breton de l'école n'avait guère suscité de protestations " ?

 

Francis Favereau, universitaire spécialisé dans le domaine « celtique », constate :

« Il est peu contestable que l'adhésion des bretonnants à l'idéologie française (sic) ait été réelle, voire enthousiaste (...) surtout en ce qui concerne l'assimilation par l'éducation (...) et jusqu'à encore aujourd'hui, comme le prouvent les taux de scolarisation et de diplômes, ou d'étudiants en Bretagne. (...) De nombreux témoignages (...) sont formels : l'école et le français, c'était d'abord l'ouverture sur les idées nouvelles, sur le monde, sur l'universel. (...) Il y eut là, durant une bonne partie du XXème siècle, un désir d'intégration très net et très fort, et même d'assimilation pure et simple, qui se confondait avec l'adhésion intellectuelle à la République, suivant l'exemple et l'idéologie d'un Renan - "Celte" et fier de l'être -, mais qui professait qu'une langue a toujours assez vécu lorsque la science philologique a fixé ses traits pour la postérité, et qui, de fait, ne semble pas avoir été favorable à l'enseignement d'une langue qu'il pratiquait, et aimait pourtant ! » 6


L’écrivain breton Pierre Jaquez Hélias fait dire à son père, dans son livre Le cheval d’Orgueil :

«Mon fils, avec le breton tu es comme une chèvre attachée à son piquet. Avec le français tu pourras aller partout ».

"Viv ar Républik ra déom bara ha kig !" ("Vive la République, qui nous donne pain et viande !") : il y cite aussi son grand-père, Alain Hélias, sabotier républicain. Comme quoi ça se dit très bien en breton, quand on a envie de le dire, pas besoin d'en faire une langue officielle...

Certes, Hélias est intégré dans la « Fédération Kendalc'h » avec Ar Falz (organisation présentée comme en relation, à l’origine, avec le PCF), et là commencent nos problèmes actuels, cela sera développé à la fin de cette étude 7.

Il faut donc partir clairement du fait que le français à l’École Publique a été un facteur essentiel d’émancipation et de libération de la population en Bretagne.

En opposition à l’aristocratie qui avait sa langue commune, le français, et prétendait l’interdire à la population, confinée et reléguée dans l’émiettement des " langues locales ". Le " breton " n’a commencé à être mis en avant par ces mêmes aristocrates et ecclésiastiques, qu’en opposition à l’École Laïque et à la République.

Ce qui n’enlève rien au droit à développer le breton sur un terrain culturel, qui est évidemment un droit légitime.


 

 

  

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