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Annexe 6

http://membres.lycos.fr/fabrysse/Peuples.html

Le président de Bemdez publie dans le journal d’Emgann, « Combat Breton »

 

 



 

Soutien aux peuples en lutte !

 

La notion de "peuple français" m'est toujours apparue comme une vaste fumisterie. Elle a été inventée par l'Etat français pour assoir sa domination sur les peuples qu'il colonise.
Il y a encore 50 ans, on battait les enfants qui parlaient occitan à l'école (notamment dans les Hautes-Pyrénées dont je suis originaire). Ces méthodes dictatoriales ont porté leurs fruits : pour une immense majorité des enfants la langue maternelle est devenue le français.
Toutefois, certains peuples continuent de lutter contre cet état de fait en tentant de sauver leur culture (à commencer par leur langue). L'exemple le plus connu est sans doute celui des basques, mais il n'est pas le seul.
Cette page leur est consacrée, même si elle reste en construction permanente.

Vous trouverez dans cette page des textes politiques et d'autres décrivant la réalité de la vie de militants indépendantistes. La problématique, en Bretagne comme au Pays Basque est la même ; la répression étatique aussi. Tous ces textes forment donc un tout.

 

 

DÉCLARATION COMMUNE

 

Réunis à Carhaix à l'occasion de la première marche pour l'indépendance de la Bretagne le 11 avril 1998, les représentants du CROC (Courant Révolutionnaire Occitan), du Front de Libération de la Polynésie et de EMGANN (Mouvement socialiste breton de libération nationale) réaffirment le droit inaliénable de leurs peuples respectifs à l'indépendance.
À cette occasion, nous rappelons à l'Etat français colonial qu'il a paraphé la résolution 15-14 des Nations Unies qui l'oblige à mettre en place la procédure de décolonisation sans retenir comme prétexte la situation dans laquelle se trouve le pays colonisé ; ainsi que la résolution 43-47 des Nations Unies (28.11.1988) affirmant que la décennie 1990-2000 serait la décennie de l'éradication totale du colonialisme.
Force est de constater qu'une fois de plus l'Etat français ne respecte pas ses engagements et que cela nous renforce dans notre conviction à lutter, et à lutter ensemble.
Vive la solidarité internationale entre les peuples en lutte.

 


CROC, FLP, Emgann.




Il n'y a pas de problème basque en France, mais bien un problème français en Pays Basque !


Voici un texte écrit en 1991, par la Commission Anti-répression H.T., au moment du procès contre l'organisation révolutionnaire basque Iparretarrak :

 

[SE REPORTER AU SITE INTERNET]


En août 1998, j'ai passé deux semaines en Bretagne. J'y ai découvert une culture et encore une fois un peuple en lutte.

Voici deux textes issus de
"COMBAT BRETON", le journal de l'organisation Emgann :



 

LES DRÔLES DE MÉTHODES DE LA POLICE FRANÇAISE EN BRETAGNE

 

Une fois encore les circonstances, lors des récentes interpellations de jeunes militants d'Emgann. entendus au sujet de l'attentat de la cité judiciaire de Rennes, feront rappeler à celles et ceux qui veulent bien l'entendre combien les méthodes de la police s'apparentent a celles des états totalitaires. Il semble en effet qu'il y ait déjà d'importantes similitudes lorsque la police interpelle de force (les "témoins-accusés" n'ayant guère le choix) sans preuves de culpabilité et sans indices probants des personnes au mépris de leur vie privée, en les enlevant de très bonne heure de leur domicile et ne se souciant pas du programme de leur journée: n'oublions pas que l'un d'eux a manqué l'examen du C.A.P.E.S. ce jour-là !
S'il est dommage que la majorité des bretons semblent, par leur silence, refuser de considérer ces pratiques condamnables et parallèlement d'expliquer le comportement de la police par le mépris des représentants de l'Etat envers la cause bretonne, il apparait visiblement que nombre de personnes du mouvement breton n'imaginent pas, non plus, que de telles pratiques policières sont habituelles, facilitées par la loi française. Il est d'ailleurs compréhensible que la presse bretonne ne fasse en général que l'écho des principales arrestations c'est-à-dire dans le cas de graves accusations : lorsqu'il y a atteinte aux libertés individuelles, ou non respect de comportements imputables à notre culture.
Mais force est de constater que les méthodes de contrôle de la population bretonne sont beaucoup plus vicieuses car rendues suffisamment floues aux yeux de chacun pour ne plus être expliquées. Je prendrai l'exemple de Vannes où la situation m'est connue. Ces derniers mois, des personnes dont le métier peut permettre de renseigner facilement sur les activités, somme toute culturelles, de certains vannetais, ont été convoqués au commissariat. Nous devinons qu'ils préfèrent maintenant se taire. Plus généralement, à ma connaissance, pour n'importe quel soupçon ou affaire les perquisitions de domiciles sont devenues pratiques banales et ce, peut être pour d'autres raisons non valables tant et si bien qu'aucune explication n'est donnée par la police.
De même, le 2 mars dernier a Vannes au domicile de mes parents, la police est venue interpeller mon frère âgé de 21 ans, à 6h40 exactement. Etudiant en I.U.T. il aurait dû ce jour préparer, dans le cadre de ses études, une journée de rencontre avec des chefs d'entreprises mais fut à la place gardé à vue pendant 12h... À l0h, les agents de police revenaient pour effectuer une perquisition, sans mandat. Comme nous refusions qu'ils entrent, ils nous ont menacés en prévenant des renforts. Voyant que de toute façon ils effectueraient leur perquisition, nous avons été contraints de les laisser entrer, permettant ainsi l'éloignement des renforts de police. À ce jour, nous ne connaissons toujours pas le motif réel ni de la perquisition, ni de la garde à vue. Cependant pendant tout ce temps, il fut interrogé sur l'attachement de la famille aux libertés bretonnes et sur la manière dont nous pourrions considérer l'action de la police. Ne répondant pas aux questions, ils ont tenté de l'intimider en se montrant violents, puis en répétant durant plusieurs heures des phrases-types niant les réalités bretonnes (parfois à l'image de leur niveau intellectuel : Vannes est une ville de Vendée !).
De telles manières d'agir rappellent indubitablement l'action de milices d'Etat, dont une grande partie des bretons ont souvenance bien gardée.

 


Beltram Deléon

 

  

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